Bonjour, mon vieux maître !

Quel beau hasard ! quelle belle synchronicité ! aurais-tu dit, cher vieux maître Carl Gustav Jung.

Hier je rédige mon nouveau site que je dénomme « le dialogue avec l’âme », qui bien sûr résonne avec deux titres que je connais, l’un de toi : « l’homme à la découverte de son âme », l’autre d’une de tes disciples, Barbara Hannah : « rencontres avec l’âme ». Lorsqu’après avoir publié le site, je vais interroger Google, je trouve, sous le même titre exactement que le mien, un post citant l’extrait ci-dessous du « livre rouge », sorte de cahier intime secret et sacré rédigé et illustré par Jung :

Un aveu très touchant du vieux savant, mondialement reconnu, où il regrette d’avoir si longtemps considéré l’âme comme un concept mental dûment analysé et commenté ; au lieu d’en faire, enfin explicitement et si tardivement, la partenaire d’une rencontre vivante ! Merci, cher vieux maître, d’avoir facilité notre marche à ta suite !

C. G. Jung – Dialogue avec l’âme :

« Mon âme, où es tu ? m’entends tu ? je parle, je t’appelle es-tu là ? Je suis revenu, je suis rentré – J’ai secoué de mes pieds la poussière de tous les pays et je suis venu à toi, je suis avec toi ; après de si longues années de longue marche je suis à nouveau venu vers toi. Veux-tu que je te raconte tout ce que j’ai regardé, vécu, ingurgité ? Ou bien ne veux-tu rien entendre de tous ces bruits de la vie et du monde ? Mais il faut que tu saches une chose, il y a une chose que j’ai apprise : Que l’on doit vivre cette vie. Cette vie est le chemin, le chemin que l’on cherche depuis si longtemps et qui mène à l’inconcevable que nous qualifions de divin. Il n’y a pas d’autre chemin. Tous les autres chemins sont de mauvais chemins. J’ai trouvé le bon chemin ; il m’a conduit jusqu’à toi jusqu’à mon âme. Je reviens, calciné et purifié. Me reconnais-tu ? comme la séparation fut longue ! Tout à tellement changé. Et comment t’ai-je trouvée ? Comme mon voyage fut étrange ! Par quels mots te décrire par quels sentiers tortueux une bonne étoile m’a conduit jusqu’à toi ? Donne-moi ta main, mon âme presque oubliée. Quelle chaleur me procure la joie de te revoir, toi mon âme si longtemps désavouée. La vie m’a ramené à toi. Remercions la vie que j’ai vécue, pour toutes les heures sereines et pour toutes les heures tristes, pour chaque joie et pour chaque douleur. Mon âme c’est avec toi que mon voyage doit continuer. Avec toi je veux cheminer et monter jusqu’à ma solitude. »

« Voilà ce que l’esprit des profondeurs m’obligea à dire et en même temps à vivre contre ma volonté, car je ne m’y attendais pas. J’étais alors entièrement prisonnier de l’esprit de ce temps et avais une autre opinion de l’âme humaine. Je réfléchissais et parlais beaucoup de l’âme, je connaissais beaucoup de mots savants la concernant, je l’ai jugée et en ai fait un objet de science. Je n’ai pas songé que mon âme ne peut pas être l’objet de mon jugement et de mon savoir ; mon jugement et mon savoir sont bien plus l’objet de mon âme. C’est pourquoi l’esprit des profondeurs m’obligea à parler à mon âme, à l’invoquer en tant qu’être vivant et existant par lui même et il contredit ainsi l’esprit de ce temps pour qui l’âme est une chose qui dépend de l’homme, qui peut être jugée et classifiée, et dont nous pouvons saisir l’ampleur. J’ai dû reconnaitre que ce que j’appelais autrefois mon âme, n’avait absolument pas été mon âme, mais une construction doctrinale sans vie. Il a donc fallu que je parle à mon âme comme à quelque chose de lointain et d’inconnu qui n’existe pas par moi mais par qui j’existe. »

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